vendredi 14 janvier 2011

La liberté de penser

« L'homme était à la grâce de Dieu;
désormais, Dieu est à la discrétion de l'homme »

Citation d'Émile Poulat

mercredi 29 décembre 2010

Festival trad

Autour d'une table y'a 2 jours au st-georges, on jasait d'organiser un OFF Mondial des Cultures pour l'été 2011 à dru. Rien de gros, juste une soirée spécial trad ou tout le monde serait invité à jouer/danser ou écouter de la musique traditionnel québécoise/irlandaise/écossaise/roots/etc.

Hier soir, autour d'une bière à un jam de musique, on s'est motivé à créer nous-mêmes notre propre petit festival trad pour l'été qui arrive!

On a tout à faire, mais l'idée est lancée. On va faire vivre notre musique!

Je vous tiens au courant des développements!

lundi 27 décembre 2010

Entre Midland et Montréal

Il y a un an, jour pour jour, se terminait pour moi l'aventure katimavik.
Des malencontreux évènements ont fait que, mon séjour au canada anglais s'est écourté.
J'en ai vécu des belles aventures.. et des pas mal moins belles!

Reste que, y'a un an jour pour jour, je réalisais de peine et de misère que c'en était fini.
Ce que je voyais comme un fardeau, comme un calvaire se terminait.

J'avais en poche mon billet de train toronto-montréal et quelques sous.
Un petit appel au secours lancé sur les internets. Je retournais au Québec, wow.

Ma famille proche se trouvait loin, mais les amis étaient tout près.
C'est là que Manu et Alex sont partis de leurs Ste-Hyacinthe pour venir me chercher à la gare. C'est là que Charles est arrivé aussi.

Le meilleur accueil que je pouvais espèrer!
Jamais je n'oublierais ce moment.
J'avais besoin d'être pris en charge, j'étais perdu et j'avais la tête et le coeur ailleurs.
Quelque part entre Midland et Montréal, faut croire.

Reste que, je pense souvent à Laurence. Tout ce qu'elle lui est arrivée.

Mais c'est le genre de souvenirs qu'on enfonce bien-bien loin.
Quelque chose d'hideux, de suréaliste, d'affreux.
Quelque chose qui ne devrait jamais arriver.
Je lui en ait jamais reparlé. Je sais pas si c'est pour le mieux ou pour le pire.
Je sais pas s'il faut s'en parler ou pas.
Je sais pas si j'ai bien fait d'enfouir ces souvenirs.

Probablement enfoui, quelque part entre Midland et Montréal.

jeudi 23 décembre 2010

Je préférerais une messe en latin

« Pour la première fois depuis une dizaine d'années, j'ai accompagné mon père à la messe de minuit. Il faisait très froid et il tombait une petit neige sèche, presque minérale. Marchant vers l'église du village, j'ai tenté de me rapeller la dernière fois que j'avais franchi ses grandes portes voûtées et je n'y parvenais pas. Je me souvenais très bien, en revanche, du sentiment malin qui m'animait, adolescent, en pénétrant en ce lieu. Il n'était pas question que j'y enlève mon chapeau, que je m'y mette à genous ou que j'y murmure, la tête basse, le moindre amen. Ah! l'indicible jubilation lorsqu'un bon paroissien me décochait une oeillade mauvaise. Et j'en rajoutais même, gloussant pendant les passages particulièement niais du sermon, me curant les ongles avec une allumette en sifflotant entre mes dents.

La patience de mon père.

J'ai mis du temps à comprendre que le profond respect dont témoignait son recueillement pendant ces offices n'était pas adressé au crucifié derrière l'autel -au demeurant un type plutôt sympathique-, à la soutane de l'autre demeuré ou aux icônes kitsch qui surchargeait ce décor ronflant. Ce que j'avais pris chez lui pour un vestige irrationnel de son enfance était bien autre chose. Il avait un respect simple des gens, de leurs rituels. Il ne s'agenouillait pas devant quoi que ce soit, il s'agenouillait aux côtés de ces gens. Lorsque je m'étais rendu compte de cela, je m'étais senti parfaitement idiot et j'avais abandonné mon pathétique numéro d'hérétique à chaque Noël. Ça ne me disait plus du tout, soudain, d'aller me moquer de la foi de ces gens, aussi bête ou hypocrite pût-elle me paraître. »

(Carnet de naufrage, Guillaume Vigneault)

Joyeux temps des fêtes à tous!

lundi 13 décembre 2010

Au BES, on adore Rousseau

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire: Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. »

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

jeudi 25 novembre 2010

On va s'aimer encore

J'ai jamais osé mettre des images sur la chanson « on va s'aimer encore » de Vallières.
Quand les mots sont assez fort, t'as besoin de rien de plus.
Cette chanson-là, j'l'aurais jamais fait rouler dans les radios.
Et j'aurais encore moins fait un vidéoclip avec.

Mais bon, c'est pas moi qui l'ait écrit. Et c'est encore moins moi qui prend les décisions commerciales.

Reste que c'est un fichu beau gâchis.

C'est probablement la meilleure chanson que Vallières a écrit. La plus complète, la plus touchante.

Le concept est correct. Des images de la vie quotidienne. Le band. Un couple âgé. Du monde heureux et tout. Mais non, cette chanson-là avait VRAIMENT pas besoin d'images.

Je pense que chacun avait déjà son petit vidéoclip en tête. Moi c'était mes parents. Le plus beau couple jamais vu. Déjà 26 ans qu'ils sont mariés. J'avais des images de coucher de soleil, d'étoiles, d'aurore boréale. De voyages dans les années '80 avec un westfalia.

Je l'ai regardé une fois et je ne le regarderais plus jamais.

Mais je vais l'écouter encore 100 millions de fois.

http://vimeo.com/17004434

La brise

Juste dire merci à l'équipe derrière Bernard Adamus pour me permettre de pouvoir utiliser un extrait de sa chanson « la brise» comme titre de blog.

je vous invite d'ailleurs à visiter son site web si vous ne connaissez pas encore ce fabuleux chanteur-bluesman-rapper-etc-etc: http://www.bernardadamus.com/